Les enseignants rejoints par les parents d'élèves lors de la manifestation régionale

Publié le par prevert-saint-exupery

La Voix du Nord, dimanche 20 mars 2011

 À Lille, parents d'élèves et même élèves étaient aux côtés des enseignants.PHOTO ÉDOUARD BRIDE
À Lille, parents d'élèves et même élèves étaient aux côtés des enseignants.
 

« Je suis venue défendre les droits de mes enfants. » Nadine Dassonville est maman de deux collégiens à Noeux-les-Mines. ...

 

Et décidément, la pilule des 806 postes d'enseignants supprimés dans la région à la rentrée prochaine ne passe pas. « Actuellement, au collège, ils sont vingt-sept par classe. L'année prochaine, ils seront trente-cinq. Qu'on m'explique comment on va arriver à les motiver. Les professeurs vont faire la police une demi-heure sur une heure de cours. »

 

Entre 950 et 2 000

Les parents d'élèves étaient en nombre, hier après-midi dans les artères lilloises comme dans les autres villes de France (au moins 15 000 à Paris). Et les bannières de la FCPE flottaient aux côtés de celles des syndicats d'enseignants. Combien étaient-ils au total ? Deux mille selon les syndicats, 950 selon la police, environ 1 500 selon notre propre compte.

Un peu moins nombreux, de toute manière, que lors de la dernière manifestation d'enseignants. Michel Crépin, secrétaire régional du SGEN-CFDT, avertit : « Que notre rectrice et le gouvernement ne se réjouissent pas trop vite d'une mobilisation déclinante. Ce serait une grosse erreur d'analyse ».

Et la colère des manifestants est bien réelle. Comme chez ces enseignantes, en tenue de deuil, transportant un cercueil : « Les parents nous demandent si on pourra accueillir leurs enfants de deux ans. On ne sait pas quoi leur répondre. Ils sont embêtés, surtout lorsqu'il s'agit de reprendre une activité professionnelle. » Rudi Cardot, secrétaire départemental de l'UNSA, enrage : « Il y a seize mille suppressions de postes au niveau national. Dans le même temps, on nous déclare qu'il faut favoriser l'apprentissage de l'anglais dès trois ans. Et on supprime des postes de profs d'anglais ! » Didier Costenoble, secrétaire départemental de la FSU, conclut : « Dans mon lycée, à Villeneuve-d'Ascq, on gagne vingt-sept élèves, et on perd neuf postes. » La règle à calculer ne serait-elle plus de mise ?

 

Voir L'appel de la FCPE 

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